On en et où maintenant ? Suis-je la seule "+que 20 ans" à rester encore à tapoter ici ? N'empêche j'écris si peu ici, j'ai d'autres ambitions. J'écris pour enfin faire sortir mon livre, celui que j'ai toujours voulu.
Aujourd'hui mes préoccupations ne se limitent plus comme avant à :
- mon chéri
- moi, moi et moi
J'ai plutôt des espoirs sur mon avenir. Quand j'ai passé le cap des 20 ans j'ai réellement flippé. Il faut dire qu'avant on se hâtait d'être plus vieux en se pensant plus libre:
- avoir un scooter à 14 ans
- avoir le permis et une voiture à 18 ans
- partir à la fac
- avoir son propre appart'
- vivre des trucs de barré sans avoir de compte à rendre
Mais ce ne sont que des conneries. On a hâte mais c'est tellement difficile de gérer en fait. Gérer l'appart, l'argent entre l'essence, la bouffe, l'appart', les cours, les bourses, les APL, et l'argent de poche s'il en reste.
Puis mes 20 ans, au lieu de sourire comme je l'avais fait à mes 18 ans, là j'ai failli pleurer. Il ne me restait- plus que dix années pour:
- finir mes études
- trouver mon premier job
- trouver le mec avec qui je prendrais mon premier vrai appart ( et non plus appartement universitaire )
- faire le premier crédit
- faire le premier bébé
Wow, ça en fait des choses en dix. Alors que la seconde décennie ( celle allant de 10 à 20 ans ) c'était surtout une évolution bien entourée des parents... La décennie des 20 à 30 ans, c'est l'horreur, on se rend compte de la diversité du monde, de la difficulté des études. Et c'est là qu'on se dit "Youhou les bacheliers, arrêtez de vous chier dessus pour le bac... Après ? C'est encore piiiiiiiiiire !" lol... Si, si, c'est vrai. A la fac on a l'équivalent de la semaine du bac tous les trois mois... Youhou. C'est la grosse marade. Sauf que: on est plus mature et on relativise ( + ou - bien sûr... ).
J'étais tellement idéaliste et rêveuse. Je le suis encore, sauf que je vois le monde d'un autre oeil: celui de l'incertitude, celui des difficultés qui se présentent.
Au final, qui sommes-nous et que sommes-nous ?
On se croit intéressant parce qu'on suit telle ou telle mode à 17 ans, mais à 21 ans on s'en fiche. Il y en a qui restent encore à ce stade là: se croire vivre parce qu'ils se donnent un genre. Mais c'est faux... La vie c'est souvent chacun pour soi, mais l'amitié nous aide à traverser tout cela. Du moins à savoir qu'on a toujours un certain soutien... Mais ce n'est pas les autres qui nous aideront. Enfin à un certain niveau.
Suis-je devenue tellement pessimiste ou quoi ?
Ce n'est pas réellement ça en fait. Je l'ai déjà dit, j'ai l'impression de voir les choses sous un oeil plus terre à terre, le monde réel me fait peur. Il est si incertain. C'était facile avant de dire " je veux faire ça ou ça ou encore ça", mais il y a un moment où l'arrachage à la vie chez papa-maman et où la projection vers un monde réel se fait très brutalement...
Il est toujours possible de tout faire, bien entendu, mais il faut plus que ruser pour y parvenir.. .Alors qu'avant on croyait juste que " Quand on sera grand on pourra"... Mais quand on est plus grand on voit qu'il faut plus que de la simple volonté pour réussir. Parfois il faut beaucoup d'argent, d'autres fois il faut beaucoup de chance, et d'autres encore, il faudrait un miracle...
La vie ? C'est une dure réalité.
Suis-je pessimiste ou suis-je tout simplement en phase de me rendre compte que la vie n'est pas si simple que je l'espérais avant ?
